Il est 2h54,
Toujours pas sommeil,
La nuit est tombée,
Le vent se lève,
Sur un monde qui s'effondrent,
Face à des espoirs brisés,
Le soleil n'est plus un rêve,
La lune cache son jeu,
Le ciel, n'a aucun secret,
L'heure tourne,
Mon cerveau fond,
Le corium se forme,
Il fusionne, progresse,
Il contamine lentement chaque pièce,
Les Backrooms se transforment,
Invisible aux yeux de tous,
Sous les miens chaque jour,
Impossible de détourner le regard,
Il est puissant, consistant et coriace,
Il est imposant, méprisant et se déplace,
Tous les réveils semblent condamnés,
Chaque journée semble verrouillée,
Chaque couché est redouté,
Au début, ce n'était qu'un doute,
Ensuite, ce n'était pas une évidence
A la fin, c'était ce qu'on redoutait,
Il se lève,
Il croit,
Il réalise,
Il se couche,
Il s'échappe.
A.Bruneau - 2h54 - 2026